Mon église est-elle saine ?
Mon église est-elle saine, à tendance sectaire, ou une secte ? Ai-je subi une emprise ou un abus spirituel ? 54 questions, réparties en sept domaines, à la lumière de la Bible.
Exemple fictif chargé : ces réponses ne sont pas les vôtres et ne sont pas comptées. Touchez « Tout effacer » pour commencer.
Mode d'emploi
- 1Un outil, pas un verdict. La grille met en lumière des signaux. Elle ne remplace ni la prière, ni l'avis d'une personne de confiance extérieure au groupe, ni une démarche juridique.
- 2Comment répondre. Pensez à ce que vous avez observé concrètement ces deux dernières années, pas à ce que le groupe dit de lui-même. Répondez « Je ne sais pas » plutôt que de deviner.
Garantie de confidentialité
- Anonymat complet : pas de compte, pas d'inscription, pas de cookie, aucun traceur publicitaire, aucune ressource chargée depuis un autre site.
- Votre analyse est calculée sur votre appareil. Aucune fiche de réponses n'est conservée : fermer la page efface tout.
- Seules deux choses sont collectées, de façon anonyme : le nombre d'utilisations et des tendances statistiques globales (repères obtenus, scores par domaine, fréquence de chaque réponse et, seulement si vous l'indiquez, le territoire). Ces données sont additionnées à des compteurs, sans jamais être conservées une par une : il est impossible de retrouver les réponses d'une personne.
- Jamais collecté : nom, adresse e-mail, adresse IP, nom ou adresse d'une Église, texte libre, ni aucun identifiant.
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Sortir de l'emprise
Il n'y a pas de nombre magique de réponses. Un seul fait grave peut suffire, alors que dix « Un peu » peuvent peser moins. Voici des repères concrets.
Se mettre en sécurité maintenant si :
- au moins un signal d'alarme est coché ;
- vous ne pouvez pas partir librement : menaces, pressions sur vos proches, dépendance au groupe pour le logement, le travail ou l'argent.
En cas de danger immédiat : 112. Enfant en danger (France) : 119.
Préparer sérieusement votre départ si :
- le fonctionnement du groupe est en tendance sectaire (35 % ou plus), et à plus forte raison en fonctionnement sectaire (60 % ou plus) ;
- ou si vous avez répondu « Oui, nettement » à l'une de ces questions : critiquer le pasteur est assimilé à une rébellion contre Dieu ; questionner est vu comme un manque de foi ; le groupe contrôle vos décisions privées ; il exerce une pression financière ; on vous éloigne de votre famille ; on vous fait craindre de perdre votre salut ; partir est présenté comme quitter Dieu.
Le test de la liberté
Pouvez-vous dire ouvertement « J'ai des doutes, je prends du recul pendant un mois » sans être puni, isolé ou menacé ? Si la réponse est non, vous avez déjà votre réponse. « C'est pour la liberté que Christ nous a libérés » (Ga 5,1).
Partir sans danger
- Ne l'annoncez pas tout de suite. La pression du groupe est souvent maximale au moment du départ.
- Reprenez contact discrètement avec une ou deux personnes de confiance extérieures au groupe : famille, ancien ami, pasteur d'une autre église.
- Mettez à l'abri vos papiers, votre argent, votre téléphone et, si nécessaire, des preuves : messages, enregistrements, reçus de dons.
- Faites un signalement ou demandez un avis avant de partir : la Miviludes pour toute dérive sectaire, Stop Abus (CNEF) pour des violences sexuelles dans une structure évangélique (liens ci-dessous).
- Protégez vos enfants : ne les laissez pas seuls aux mains du groupe pendant la transition.
- Préparez la suite : un lieu où aller, des personnes ressources, une église saine où venir sans engagement.
Après le départ
- Attendez-vous à des pressions (culpabilisation, menaces spirituelles, appels insistants) et à une culpabilité intérieure. Elles font partie de l'emprise : elles ne prouvent pas que vous avez eu tort. « Il n'y a donc maintenant plus aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » (Rm 8,1).
- La responsabilité d'un abus revient à celui qui l'exerce, pas à celui qui l'a subi (Ez 34,2-10 ; Mt 18,6).
- Ne restez pas seul. Un accompagnement, même bref (médecin, psychologue, conseiller formé aux questions d'emprise), aide à traverser les premiers mois.
- Distinguez Dieu du groupe : celui qui vous a blessé n'est pas Dieu. Reprenez la lecture de la Bible à votre rythme, sans intermédiaire.
Signaler et se faire aider
Les liens s'ouvrent dans un nouvel onglet, sans transmettre l'adresse de cette page. La Miviludes et la plupart de ces organismes sont laïcs : ils évaluent les pratiques, pas la foi.
Infos
Repères de lecture
Les couleurs et les écussons reprennent le statut de vigilance de Simple Church. Chaque couleur est toujours accompagnée d'un chiffre ou d'un mot.
Méthode et précautions
Deux axes distincts. La grille sépare la doctrine (ce que le groupe enseigne) et le fonctionnement (comment il exerce le pouvoir sur les personnes). Une église peut avoir une doctrine orthodoxe et un fonctionnement abusif : c'est la « dérive sectaire ». À l'inverse, un groupe hétérodoxe n'est pas forcément manipulateur. On ne parle de secte au sens plein que lorsque les deux se cumulent, ou quand l'emprise est massive.
Les dons spirituels ne sont pas en cause. Les questions visent ce qui prend la place de Christ ou fait taire le discernement, pas la prophétie, la guérison ou la louange expressive en elles-mêmes (1 Co 14 : « que tout se fasse avec ordre »).
Une église exigeante n'est pas une secte. La discipline d'église existe (Mt 18,15-17), à condition d'être progressive, transparente et orientée vers la restauration. Une blessure isolée, un pasteur maladroit ou un désaccord doctrinal secondaire ne font pas une dérive.
Méfiez-vous de vos propres biais. Une personne en colère peut tout noircir. Une personne encore sous emprise peut tout minimiser. Si possible, refaites la grille quelques semaines plus tard, ou avec un proche qui connaît le groupe.
Attention à la parole publique. Qualifier publiquement un groupe nommé de « secte » sans preuves documentées expose à des poursuites pour diffamation. Gardez des écrits, des dates, des témoignages.
Calcul. Chaque réponse vaut 0 (Non), 1 (Un peu), 2 (Souvent) ou 3 (Oui, nettement). Pour chaque domaine, le score est la moyenne en pourcentage du maximum, sans compter les « Je ne sais pas ». Le fonctionnement correspond à la moyenne des domaines 2 à 6. Exception : la question 5.1 (accueil chaleureux) est multipliée par un facteur compris entre 0 et 1, calculé d'après les autres réponses du domaine 5 (la question 5.2 compte double). Un bon accueil sans autre signal ne pèse donc rien ; elle n'est pas comptée si aucune autre question du domaine 5 n'a de réponse. Seuils : moins de 15 % sain ; 15 à 35 % vigilance ; 35 à 60 % tendance sectaire ; plus de 60 % fonctionnement sectaire. Doctrine : moins de 20 % conforme ; 20 à 45 % déviations ; plus de 45 % hétérodoxie grave. Vécu : moins de 20 % peu d'indices ; 20 à 45 % blessures probables ; plus de 45 % emprise probable. Ces seuils sont indicatifs et n'ont pas été validés par une étude scientifique.
Pondération et sens des questions (version 2). Chaque question a un coefficient d'importance de 1 à 4, fixé et révisé par un petit groupe de modérateurs. Le score d'un domaine devient : somme des (coefficient × valeur de la réponse), divisée par la somme des (coefficient × 3), toujours sans compter les « Je ne sais pas ». Le résultat reste un pourcentage entre 0 et 100, avec les mêmes seuils. Certaines questions décrivent une pratique saine : pour elles, une réponse affirmative fait baisser le score de risque (la valeur est inversée : 3 − réponse). La règle de la question 5.1 est conservée. Les coefficients et les questions publiées peuvent évoluer ; la page se met à jour automatiquement sans effacer vos réponses.
Sources. D. Morissette, Libre enfin libre (2022). D. Seamands, La guérison des souvenirs (1991). W. Kirwan, Les fondements bibliques de la relation d'aide (1988). T. Keller, Les idoles du cœur (2012). S. Hauerwas et W. Willimon, Étrangers dans la cité. R.J. Lifton, Thought Reform and the Psychology of Totalism (1961), et ses huit critères de l'emprise. S. Hassan, modèle BITE (contrôle du comportement, de l'information, de la pensée, des émotions). D. Johnson et J. VanVonderen, The Subtle Power of Spiritual Abuse (1991). R. Enroth, Churches That Abuse (1992). L. Oakley et K. Kinmond, Breaking the Silence on Spiritual Abuse (2013). Critères de dérive sectaire de la Miviludes (déstabilisation mentale, exigences financières, rupture avec l'environnement d'origine, atteintes à l'intégrité physique, embrigadement des enfants, etc.).
Rappel : garantie de confidentialité
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Statistiques globales
Les tendances anonymes des trois tests sont consultables par l'équipe Simple Church. Accès réservé.
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Citations bibliques : références indicatives (Segond 21). Vérifiez les passages dans leur contexte. Cet outil ne pose pas de diagnostic médical, psychologique ou juridique.